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Samedi 30 Mars

Le Journal

Olivier Greif a tenu “une sorte de carnet de bord” du 11 janvier 1971 au 12 mai 2000, veille de sa mort. Il y raconte des événements de sa vie, y note des réflexions sur la musique et d’autres sujets, y recopie toutes les lettres qu’il envoie. Les éditions Aedam Musicae viennent de publier un livre proposant entre le cinquième et le quart du journal. Sa lecture permet de mieux comprendre l’étrange parcours du compositeur entre musique et spiritualité, et d’entrevoir les idées qui ont inspiré ses œuvres. Par ailleurs, c’est souvent très drôle.
http://www.musicae.fr/livre-Olivier-Greif—-Journal-Edite-par-Jean-Jacques-Greif-185-84.html

 

Vendredi 01 Février

Greif à Newcastle

La violoniste Alexandra Raikhlina est née à Moscou, a grandi en Belgique, vit à Newcastle. Elle y a fondé en 2016 le Brundibár Arts Festival. Brundibár est le titre d’un opéra de Hans Kráza donné dans le camp de concentration de Theresienstadt par les enfants déportés.
La soirée d’inauguration du festival 2019, le 24 janvier, était consacrée à Olivier Greif, et à l’influence de la Shoah sur les enfants des rescapés des camps.
Avant le concert, j’ai parlé un peu du rôle que le séjour d’un an de notre père à Auschwitz a pu jouer dans la vie d’Olivier et dans la mienne. Un Auschwitz symbolique était enfoui tout au fond de nos mémoires. Nous y pensions rarement. Jusqu’au jour où, vers l’âge de quarante ans, nous avons compris chacun de notre côté que c’était une chance de posséder en soi une telle source d’inspiration. J’ai écrit plusieurs romans qui se passent en partie dans le camp. Olivier a mis la Shoah dans sa musique, en particulier dans les trois œuvres interprétées magnifiquement par Alexandra et ses amis à Newcastle: la sonate pour deux violoncelles Battle of Agincourt, les Lettres de Westerbork et le Quatuor n°3 Todesfuge.
Jean-Jacques Greif